12. Lago Titicaca

​J’ai oublié de vous dire,  à La Paz je suis allée au restaurant Gustu. 

C’est une femme chef aux commandes. C’est la meilleure femme chef d’Amérique Latine, dans le top 15 des meilleurs chefs d’Amérique Latine (http://www.theworlds50best.com/latinamerica/en/the-list.html#t11-20), dans les 5 chefs à suivre dans le monde (http://www.newsweek.com/five-chefs-watch-2017-535353). J’y suis allée un midi parce-que c’est moins cher, j’ai profité du menu, 15€ à peine. Soupe de courgette, terrine de canard avec des petites pomme de terre noire et une sauce délicieuse, pêche melba (de saison et du pays les pêches). 
Je me suis régalée ! Je n’ai pas de photos parce que j’ai lu que les chefs n’aiment pas cela. Mais si vous êtes curieux, il y a le site du resto. 

Restaurant Gustu

Donc, après La Paz je suis partie vers le Pérou avec une pause au lac Titicaca. En effet, le lac est sur les 2 pays. 

(La traversée de l’estuaire entre La Paz et Copacabana, prenez une carte si vous êtes perdu. Je voyageais dans une camionnette semblable à la blanche. Au milieu de l’eau, il y a un bus sur une embarcation en bois semblable à celles en premier plan. Par sécurité, m’a t-on dit, les voyageurs traversent séparément sur des petits bateaux à moteur. ) 

(Copacabana

Première halte à Copacabana, petite ville très touristique dont la moitié des commerces sont dédiées à la vente de souvenirs. Je trouve un hôtel pas cher, et j’en profite pour faire ma lessive. Je n’abuse pas de la douche électrique dont l’eau est tiède et je prends le courant en l’utilisant. 

(J’ai oublié ma corde à linge en partant..) 

(C’est la fête à Copacabana) 

Il y a quelques îles sur le lac, je pars visiter l’île du soleil et j’y passe la nuit. 

(Isla del Sol) 

Je partage ma chambre avec un psychologue brésilien. 

(Notre chambre) 

On discute avec une espagnol qui dit que les brésiliens parlent portugnol, ça me fait rire. 

 
Retour à Copacabana et je prends tout de suite un bus pour Puno, Pérou. C’est le week-end et c’est la fête à Puno ! 

Il y a un immense défilé, qui a duré des heures. Une première partie avec ce pas (danse ?) et cette musique, executés par plusieurs groupes costumés différemment. Chaque groupe est suivi par sa banda (orchestre). 

Puis, plusieurs groupes de jeunes gars (militaires et policiers je pense), avec ce type de danse :

Et ils font ça sur quelques kilomètres à travers la ville ! 

    

    

Puno est aussi au bord du lac, de là, je vais sur l’ile de Taquile et trouve un petit paradis.

En effet, sur cette île de 1500 habitants environ, il n’y a pas de délinquance, donc pas de police. Il y a 3 règles de base sur cette île :

Ama sua, ama llulla, ama quella : ne pas voler, ne pas mentir, ne pas être fainéant (oups). 

Ils ont un principe, Munai, aimer/respecter  les gens, la nature, la vie. 

(la maison où j’ai dormi)

Pour que la tradition soit respectée, il est impossible de s’installer sur l’île si on est étranger, les terres se transmettent de père en fils. Ou alors il faut épouser un(e) local(e) . Ils produisent en bio sur des terrasses qui datent des incas, mangent très peu de viande parce que les animaux mangent trop par rapport à la capacité de production de l’ile. Ils mangent du poissons du lac. Il y a tout de même quelques bêtes : des boeufs pour labourer, des moutons pour la laine. Chaque habitant est multi tâches : agriculteur, pêcheur, constructeur. Les hommes tricotent, les femmes tissent. 

Il n’y a pas de réseau électrique, quasi toute l’île est équipée de panneaux solaires. ils ont de l’eau de source mais aussi un château d’eau qu’ils remplissent avec l’eau du lac grâce à une pompe alimentée par de l’énergie solaire. 

Ils ont des tenues traditionnelles : pantalon noir et chemise blanche pour les hommes, avec un petit gilet, et un bonnet et une ceinture spécifiques en fonction du statut marital. 
Les femmes sont en jupe noire avec des ponpons colorés plus ou moins long suivant le statut marital. Elles portent un haut rouge si elles sont mariées. 

Ils parlent le quechua, la langue des incas mais apprennent l’espagnol à l’école. 

C’est un fantastique exemple d’une communauté qui fonctionne depuis des décennies voir quelques siècles, c’est rare . Ça me conforte aussi dans l’idée qu’une organisation à petite échelle, c’est le plus agréable à  vivre. On ne pourra plus me répondre que c’est une utopie ! 

(à lire, l’excellent texte « bolo bolo » sur ce sujet : www.esprit68.org/infokiosque/bolobolo.pdf

(2 collègues touristes.  On boit du maté – tradition argentine, en regardant le paysage) 

Nous (4 touristes), étions hébergés chez l’habitant.  J’ai appris au fils de la maison, Cleber, à faire un bracelet brésilien en chevron. Non, je ne fais pas d’animation pour les anniversaires, oui, je veux bien aussi apprendre à vous enfants. 

Ensuite, Cleber m’a appris à faire un cerf-volant trop beau, avec un sac en plastique et 3 brindilles sèches d’une plante d’eau dont je n’ai pas saisi le nom Quechua (un genre de roseau) . Mais que je reconnaîtrait. De même, atelier possible pour les enfants sages. 

Cocorico !  La france se distingue par son savoir vivre sur le bateau. Je suis arrivée la première sur le bateau,  j’ai demandé au second du navire où mettre mon sac et me suis installée. Un peu plus tard arrivent 3 français, qui s’installent et posent leurs sac à dos sur une banquette libre en disant que si il y a du monde ils les enlèveront. Nous sommes partis, le bateau était plein (je n’ai jamais vu un véhicule à moitié vide en Bolivie / Pérou, en général, le départ se fait quand il n’y a plus de place). 40 mn plus tard, une petite mamie qui se caillait dehors sous la pluie vient demander au second du bateau s’il est possible de s’asseoir à la place des sacs des colons français (avec 2 lettres de moins, ça passe aussi). 

La honte. No I’m not French, no soy francés, no conozco ese personas. Let’s throw them in the water. Si si en la agua fresca. 

 

En retournant à Puno, nous avons fait une halte aux îles Uros, une autre communauté qui vit sur des îles flottantes faitent de roseaux. Chaque île regroupe 4 ou 5 familles et un(e) président(e) est élu(e) pour chaque île. Leur problème c’est qu’ils ne peuvent rien cultiver à  part des patates et vivent en partie du tourisme. Ce style de vie remonte à l’époque de l’invasion espagnole, une tribu eut l’idée de construire des iles flotantes et de se réfugier dessus. Les colons étant intéressé par la terre, l’or,  le pouvoir, ils laissèrent en paix les « Uros ». On parle Aymara sur ces îles, alors que tout autour, le quechua est utilisé. 

 
La saison des pluies est passée à la vitesse supérieure à ce moment là. 

(Lampa) 

Je suis allée jusqu’à Lampa vite fait, puis route vers Arequipa.